Hattemer : des écoles solidaires et engagées

Depuis ses débuts, la méthode Hattemer s’appuie sur des valeurs humanistes en valorisant la curiosité, l’ouverture au monde et la culture générale au sens le plus large. Au-delà des enseignements académiques et des diverses activités sportives ou artistiques proposées aux élèves, ces derniers sont encouragés à s’engager pour des causes solidaires et environnementales, en fonction de leur âge. Une démarche ambitieuse, récompensée par l’attribution du label Eco-school en juin dernier.

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L’engagement sociétal : des apports pédagogiques considérables

En plus de la sensibilisation des futurs citoyens aux problématiques environnementales et sociétales, la stratégie de Hattemer vise des objectifs pédagogiques précis, que l’on peut regrouper sous trois aspects :

  • L’ouverture à l’international, de par la dimension des projets et l’utilisation de la langue anglaise pour un certain nombre d’entre eux.
  • L’initiation au travail de recherche : comment trouver, relier et exploiter des informations.
  • L’apprentissage du travail collaboratif, en équipe : les actions fédèrent tous les acteurs de l’école autour de projets communs.

«  Nous avons toujours pour objectif de rendre nos élèves actifs  » explique Paula Martinez, coordinatrice de projet. «  Progressivement, ils découvrent comment collaborer, expliquer, préparer et mettre en œuvre des actions de sensibilisation ou de collecte de fonds par exemple ».

Un cadre structurant : la labellisation Eco-Schools

Le label Eco-Ecole ou Eco-Schools est un programme international d’éducation au développement durable, créé au Danemark en 1994. Depuis, il a essaimé partout dans le monde, développé par la Foundation for Environmental Education. Ce label est aujourd’hui présent dans 68 pays et près de 60 000 écoles.  En France, il est porté par l’association Teragir. Attribué en fin d’année après examen du dossier par un jury, le label récompense la mobilisation des divers acteurs des écoles et établissements scolaires dans un domaine parmi six thèmes proposés, allant de la biodiversité à l’alimentation ou à la solidarité…

Hattemer a choisi de s’intégrer dans cette démarche car elle propose une méthodologie rigoureuse et un cadre à la fois exigeant et motivant. Un comité de pilotage composé d’enseignants, d’élèves éco-délégués et de représentants des parents, se réunit plusieurs fois dans l’année afin de valider et évaluer le plan d’action. Celui-ci fait ensuite l’objet d’un dossier détaillé, soumis à l’examen par un jury de spécialistes de l’éducation à l’environnement et au développement durable, dont des représentants d’associations comme l’ADEME, de l’UNICEF ou l’AMF par exemple. « Nous avons initié la démarche l’an dernier et nous avons pu constater les apports de ce label : l’exigence et la crédibilité » précise Rémi Debiais, préfet des études. «  La labellisation Eco-School s’intègre dans notre projet d’école et permet d’associer tous les acteurs autour de projets motivants, initiés par les élèves au sein de chaque classe ».

Des actions variées déclinées selon les classes

Au sein de chaque classe de la 9ème à la 1ère, un binôme volontaire d’élèves éco-délégués va être formé : cinq modules sont prévus, l’objectif étant de leur donner tous les outils pour initier des idées et des actions au sein de leur classe. À terme, ces éco-délégués seront à même de travailler avec des élèves d’autres écoles du groupe Globeducate, c’est aussi l’intérêt de ce programme international.

Pour l’année scolaire en cours, plusieurs partenariats sont d’ores et déjà en route, notamment avec Les Petits Princes, l’association qui réalise les rêves des enfants et des adolescents gravement malades. Deux événements organisés par les élèves sont prévus pour collecter des fonds : une course solidaire et une soirée de fin d’année avec concours de jeunes talents.

Le partenariat avec l’association WWF se voit quant à lui renouvelé. L’an dernier, les élèves avaient réussi à se mobiliser malgré le confinement, lors des journées Wear it Wild et Earth Day. Cette année, tous espèrent pouvoir vivre ces événements en présentiel au printemps prochain. Les enfants vont travailler sur la réutilisation puis le recyclage des feutres, du papier et autres fournitures scolaires. Les interactions entre les différents niveaux sont encouragées : une classe de 4ème est chargée d’animer un atelier en classe de CM2. D’autres élèves réalisent des posters afin d’expliquer visuellement les consignes de tri. De plus, comme l’explique Elizabeth Kate Palacin, institutrice en anglais et responsable des projets écologiques à l’école Hattemer 16e : « Nous utilisons beaucoup de ressources WWF en version originale, c’est une excellente occasion de pratiquer la langue anglaise. L’an dernier, les élèves ont visionné le film ‘Our Planet’ et nous avons organisé un débat avec les CM1 et CM2. Dès la fin du primaire, nos élèves sont capables d’exprimer des opinions et des arguments simples en anglais, c’est une grande satisfaction pour tous ! ».

Donner aux élèves des clés de compréhension et d’action pour devenir des citoyens éclairés et ouverts au monde fait partie de la mission de Hattemer. L’éducation au développement durable constitue un axe important pour mobiliser les élèves, les équipes et les parents autour de projets fédérateurs et enrichissants pour tous.