Confinement : 1er bilan sur le dispositif d’école à distance

Presque deux mois après la fermeture des écoles en France, nous vous proposons un retour d’expérience sur les nouvelles pratiques mises en place par le Cours Hattemer pour assurer la continuité pédagogique en école à distance durant le confinement. Anticipation, choix d’une solution de vidéoconférence performante et implication des enseignants et des familles sont les trois clés ayant permis de conserver un lien de qualité avec les élèves et de ne prendre aucun retard durant ces quelques semaines.

L’équipement et la formation des enseignants bien anticipés

Dès le début du mois de mars, les équipes pédagogiques ont commencé à se préparer à l’éventualité d’une fermeture. Il est vrai que Hattemer appartient au groupe international Globeducate et a donc bénéficié de l’expérience des écoles du réseau situées en Italie et en Espagne.

Les enseignants ont été invités à travailler en amont sur la conception de supports de cours en ligne et un coordinateur s’est vu délégué par le groupe afin d’équiper et de former les équipes aux outils numériques. Des comptes sur la solution de vidéoconférence Zoom ont été créés en amont par le service informatique.

Ainsi, lorsque la décision gouvernementale a été annoncée le 12 mars au soir, les équipes ne se sont pas trouvées prises au dépourvu : elles étaient immédiatement en capacité de rassurer et d’informer les élèves comme les parents des dispositifs mis en œuvre.

Un outil facile à prendre en main : Zoom

Les cours en école à distance ont pu reprendre dès le mardi de la première semaine de confinement, selon une organisation aussi proche que possible des habitudes des élèves.

Comme l’explique Christian Berg, professeur d’anglais au collège : « l’emploi du temps hebdomadaire est resté le même, les professeurs se succèdent auprès de chaque classe. Nous avons seulement réduit la durée de chaque cours de 50 à 40 minutes, afin de ménager des espaces sans écran suffisants. » Cette organisation est possible car les effectifs sont réduits : de 12 à 20 élèves par classe. Le professeur a rencontré quelques obstacles dans la récupération des devoirs, surtout auprès des 6e, mais ils ont été réglés assez rapidement en dialoguant avec les parents.

Concernant le primaire, les élèves ont cours chaque matin avec leur professeur durant trois heures tandis que l’après-midi est consacré à l’anglais et au travail personnel. « Les élèves continuent de se voir via Zoom, c’est très important pour maintenir l’esprit de classe. Ils ont rapidement pris en main l’outil et me posent leurs questions soit en levant la main, soit par écrit dans le volet de conversation. De mon côté, j’utilise beaucoup les fonctionnalités d’écran blanc et de partage d’écran » précise Elise Lesbos, professeur des écoles.  Sa classe de 8e apprécie aussi le temps libre de 20 minutes accordé en milieu de matinée. Les élèves vivent ce moment comme une récréation, au cours de laquelle ils peuvent échanger librement, partager des photos ou plaisanter en testant des fonds d’écran !

Aucun retard dans les apprentissages

Les élèves doivent obligatoirement être présents aux cours en ligne, un appel est effectué de la même manière qu’en présentiel. Bien entendu, certains ont pu être tentés de couper par moment le son ou la caméra, mais grâce à la collaboration entre les enseignants, les parents, et les équipes pédagogiques, tout s’est résolu dans un climat de bienveillance, particulièrement important en cette période inhabituelle. Christian Berg ajoute : « Cette organisation a permis de continuer le travail sans interruption, au même rythme que précédemment. Tout le monde en est satisfait : enfants, parents et enseignants ».

Nous n’avons pris aucun retard, nous effectuons le même nombre de dictées et d’évaluations qu’en temps normal. Je remarque que mes élèves ont beaucoup grandi en autonomie durant cette période et beaucoup appris dans la maîtrise des outils informatiques » conclue Elise Lesbos.